vendredi 4 mars 2016

Le Printemps des poètes

Déjà 15 ans qu'existe Le Printemps des Poètes, magnifique période consacrée à la poésie.
Bien sûr, il n'y a pas de saison pour la poésie, mais c'est tellement agréable de voir ce genre littéraire à l'honneur chaque année.
Hélas, dés l'enfance, la poésie est associée à l'école à une corvée et réduite à "la récitation".
On demande aux enfants d'apprendre par coeur des textes rédigés de manière "bizarre" ainsi que me le disaient mes neveux, sans forcément leur expliquer en quoi ce "bizarre" rend les mots encore plus beaux.
On attend d'eux du par coeur, debout, devant tout le monde et on sanctionne d'une note.
Le pire, c'est qu'on ne leur parle jamais des poètes, des créateurs, de leur musique, de leurs images, de leurs sentiments... alors, pour beaucoup, la poésie reste abstraite, obscure, rébarbative, ennuyeuse et, malheureusement, rares sont les familles où la poésie fait partie du quotidien, chez qui on trouve des recueils de poésies aussi bien que des romans, des CD, DVD ou jeux video.
C'est pourquoi, chaque année, j'ai toujours autant de plaisir à célébrer la poésie et les poètes qui font partie de mon quotidien depuis l'enfance.

                                   
               Merveille des mots, Magie des images, Miracle de la poésie.
Envolez-vous avec les poètes

dimanche 14 février 2016

Chansons d'automne

Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Blessent mon coeur
D'une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l'heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure

Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m'emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.

Paul Verlaine in Poèmes saturniens
(photo Clodo http://www.trekearth.com/gallery/Europe/France/West/Aquitaine/Mont-deMarsan/photo1139755.htm- )

mercredi 10 février 2016

L'Horloge


l'horlogehttps://www.youtube.com/watch?v=SS5eC0zxYZ8

Horloge ! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit : " Souviens-toi !
Les vibrantes Douleurs dans ton cœur plein d'effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible ;

Le Plaisir vaporeux fuira vers l'horizon
Ainsi qu'une sylphide au fond de la coulisse ;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison.

Trois mille six cents fois par heure, la Seconde
Chuchote : Souviens-toi ! - Rapide, avec sa voix
D'insecte, Maintenant dit : Je suis Autrefois,
Et j'ai pompé ta vie avec ma trompe immonde !

Remember ! Souviens-toi, prodigue ! Esto memor !
(Mon gosier de métal parle toutes les langues.)
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu'il ne faut pas lâcher sans en extraire l'or !

Souviens-toi que le Temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup ! c'est la loi.
Le jour décroît ; la nuit augmente, souviens-toi !
Le gouffre a toujours soif ; la clepsydre se vide.

Tantôt sonnera l'heure où le divin Hasard,
Où l'auguste Vertu, ton épouse encor vierge,
Où le Repentir même (oh ! la dernière auberge !),
Où tout te dira : Meurs, vieux lâche ! il est trop tard !

Charles Baudelaire in Les Fleurs du Mal

mardi 31 mars 2015

Comment braquer une banque sans perdre son dentier


Ils sont cinq, cinq petits vieux, comme on dit. Ils sont amis depuis très longtemps et, pour ne pas vieillir isolés, ont choisi de vivre dans la même maison de retraite.
Seulement voilà, la maison de retraite, c'est loin d'être le paradis et plus le temps passe, plus les conditions de vie des pensionnaires se dégradent au profit du compte en banque du directeur.
Un jour Martha, la plus "délurée" du groupe voit à la télé un reportage sur l'univers carcéral suédois et il lui semble que les prisonniers ont une vie bien plus agréable et moins contraignante que la leur.
Alors, il lui vient une idée : et s'ils organisaient un cambriolage, un vol, un délit, quelque chose d'assez grave pour leur valoir un peu de prison, mais pas trop, quelque chose d'assez important pour leur rapporter de quoi mettre du beurre dans les épinards de leurs pauvres pensions, mais sans léser autrui, bref, un petit crime parfait sans méchanceté.
Avec ses quatre complices, elle met au point un plan pour fuguer de la maison de retraite et s'installer dans le plus bel hôtel de Stockholm où ils décident de cambrioler le coffre fort. Après tout, voler des personnes richissimes, ce n'est pas si grave que cela, c'est un peu comme Robin des Bois.
Malheureusement, cela ne fonctionne pas comme prévu et le butin ne vaut vraiment rien.
Il leur faut donc trouver un autre méfait beaucoup plus rentable, or l'hôtel donne sur le plus grand musée de la ville... et s'ils volaient des toiles de maîtres ? ils pourraient en tirer une rançon et restituer les toiles, car on ne doit pas s'attribuer le patrimoine culturel du pays. Nos délinquants ont de la morale et sont encore de grands débutants.
Ce vol se passe comme sur des roulettes, tout pourrait être parfait, mais le premier grain de sable se glisse dans les rouages et nos cinq amis se retrouvent entraînés dans une suite de mésaventures toutes plus comiques les unes que les autres...

(Stocholm, Grand Hôtel)

Si vous avez envie de passer un bon moment à rire et sourire, à vous demander "et maintenant, que va-t-il se passer ?", alors ce roman est fait pour vous.
D'une écriture simple et alerte, sans temps morts, les tribulations de ce gang de vieillards changent de ce qu'on a l'habitude de lire et c'est tant mieux.
Sur le ton léger de l'humour, l'auteur nous interpelle malgré tout sur le sort réservé aux personnes âgées par notre société qui les cantonne dans des maisons de retraite, éloignés de la vie réelle, traités un peu comme des objets inutiles puisqu'ils ne rapportent plus d'argent et ne sont plus productifs.
Catharina Ingelman-Sundberg est née en Suède ne 1948 où elle est un auteur très populaire.
Elle a connu une première carrière comme archéologue sous-marin, puis s'est révélée comme romancière historique.
Aujourd'hui, elle partage sa vie entre l'écriture de ses romans et celle d'articles pour le quotidien Svenska Dagbladet

Bonjour


Enfin, ça va mieux !!!
J'en ai enfin terminé avec ma dent et la bronchite, attrapée entre les deux interventions, est presque finie.
Cette fois, je crois que je peux espérer être tranquille jusqu'à la prochaine mauvaise saison. Ce serait bien, car les semaines, voire les mois, à venir, s'annoncent chargés.
Je crois que nous avons, enfin, trouvé notre appartement. Celui de nos rêves, pas trop en hauteur, avec un balcon, une cuisinière au gaz et beaucoup, beaucoup, beaucoup de lumière entrant par les fenêtres.
La lumière, c'est vraiment ce qui me manque le plus dans notre logement actuel.
En plus, avec un balcon et de la lumière, je pourrai cultiver mes herbes aromatiques et les avoir sous la main, comme du temps où j'allais les prendre au jardin chez mes parents. 
Sans parler du thé. 
Prendre son thé au soleil, à l'air libre, ça n'a pas de prix.
Quant à mon bureau-bibliothèque... promis, lui, quand il sera installé, je vous mettrai des photos. Tous mes "bébés" bien rangés par ordre alphabétique d'auteur pour la fiction, selon la classification décimale de Dewey pour les documentaires. J'ai du mal à imaginer que ce sera un jour possible.
Certaines rêvent de la déco de leur appartement, moi, c'est d'avoir une bibliothèque en ordre et une cuisine spacieuse pour pouvoir de nouveau cuisiner.
Penser que ces rêves fous seront, peut-être, enfin réalisés pour cet été me console de biens des épreuves traversées jusque là.

mercredi 11 mars 2015

Fini... enfin presque ou peut-être

A peine revenue, sitôt disparue.
Il faut dire que ma dent ne m'a pas épargnée, puisqu'une des racines n'a jamais voulu céder et est toujours là... On attend trois semaines, que l'os se soit un peu déminéralisé, et le dentiste devrait pouvoir l'arracher.
Comme si ce n'était pas suffisant, j'ai mal réagi à l'anti-douleur qui m'a rendue bien malade, au point que j'ai appelé le SAMU pour faire une mise au point avec un médecin.
A présent cela va mieux et je suis en plein marathon pour acheter un appartement, donc, la fin de semaine sera consacrée essentiellement à des visites et des calculs de budgets.
Naturellement, c'est moi qui fais les calculs et les budgets prévisionnels

Ceux qui me connaissent un peu comprendront que le simple fait de me confier des comptes soit du plus grand comique...
Aujourd'hui, je m'offre une petite pause qui devait être consacrée au ménage et à la lessive.
Manque de chance, les plombiers interviennent toute la journée sur les canalisations communes, ce qui est l'excuse parfaite pour bouquiner et regarder en différé des téléfilms sur mon ordinateur.
Donc, je prépare le thé et je m'y mets.

vendredi 27 février 2015

Fin de la semaine

Aujourd'hui, c'est calme.
Avec ma dent qui continue de me faire souffrir, je reste sagement à la maison, mais bon, cela ne m'empêchera pas d'aller au restaurant ce soir, étant donné que c'est l'anniversaire de Monsieur.
Voici ma lecture du moment qui est un agréable divertissement, exactement ce qu'il me faut actuellement
Je vais d'ailleurs m'y replonger tout en dégustant une tasse de thé, un oolong aux agrumes, Balade à Séville, trouvé chez L'Autre Thé (Monde du Thé), une délicieuse douceur qui me transporte dans mon Espagne adorée qui me manque chaque jour un peu plus... Je vous en laisse une tasse si ça vous tente.